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Delila Scarlatti

Données Spirituelles
Grade: Membre de Las Manadas
Lun 12 Sep 2022 - 0:43 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

Parfois, Delila revenait sur ses pas. Surtout quand elle n'avait rien à faire, et que sa tête ne se prêtait ni au combat, ni à l'étude. Elle traversait alors en discrétion les salles de Las Noches, puis le désert, pour finalement s'aventurer aux frontières de l'Arbolada et y pénétrer entre les arbres...Sans hostilité aucune, certes. Mais toujours au même endroit. Cet endroit, il était surement autrefois très connu pour les gens de sa trempe, mais aujourd'hui quelque peu éteint. Tous ces instants de chasse, de décisions et d'amitié n'ont pour autant jamais relevé de la fiction...

Cet endroit oui, c'était sa maison.
Sa Colonie.
Sa Colmena.

Et quelque part, dans son cœur inexistant, l'Arbolada rimait avec une touchante nostalgie. C'était là qu'elle avait grandi, à la frontière de la forêt et du désert, passant d'un état de chrysalide incertaine à un insecte volant humanoïde. Depuis ces immenses galeries souterraines aux pans architecturaux auparavant simples mais élégants et presque mathématiques qu'ils avaient bâti des centenaires et des centenaires durant, ils n'en restaient finalement que le vide et les vestiges de ce qui fut autrefois un lieu particulièrement sonore. Au final, le dôme de Las Noches portait peut-être bien une empreinte un peu plus évidente des talents bâtisseurs de sa Rûche et du son qui bourdonnent et chauffent toujours leur tête d'un millier de réflexions et de calculs.

Dans les arbres en revanche, quelques pièces et cellules étaient restés intactes, la preuve que l'ambition ne se porte pas à se contenter uniquement de conquérir la terre mais également les cieux. Suspendus aux arbres, de petits pontons droits -lorsqu'ils ne sont pas détruits- permettaient de rejoindre les différentes salles pour les rares rampants qui peuplaient la Colonia. A en juger la disposition des cellules blanches suspendues comme des petites chambres dans les airs, tout se prêtait à mettre ce beau monde dans une disposition telle qu'une paire d'ailes en devenait presque nécessaire.

Néanmoins, à peine Delila pénétra-t-elle au centre de cette architecture qu'elle y retrouva une pointe de sérénité. De liberté. Lorsque sa main frôla l'arbre, les souvenirs refirent surface. Sa gorge se serra et elle tenta en vain de La destitution de l'ancienne reine et la destruction d'une grande partie de leur colonie revinrent en salves d'image, impitoyable.

    "Reine Maelissa..."


Au loin pourtant, une petite bâtisse continuait à éclairer étrangement les lieux, bien plus ancienne que les autres et probablement délaissée par le passé. Poussée par cette lumière légère mais accueillante, la Segunda s'approcha de ses murs à pas légers. Construite par les premières générations de sa Colonie, il y avait un quelque chose de symbolique à y prendre place et à s'y asseoir, juste à son entrée...

Spoiler:

Finalement, tout y était presque parfait et peut-être oui...peut-être y retrouverait-elle un peu de repos. Assise à son entrée, Delila ressortit son calepin, passa une plume contre ses lèvres et ses dents, et griffonna quelques observations qu'ils lui passaient à l'esprit.

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Moïra Coypel

Données Spirituelles
Grade: membre de La Camará
Mar 13 Sep 2022 - 8:00 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

Peu de temps après sa rencontre avec Riful, la Chenille n'en menait pas large. Elle était encore vivante et c'était déjà bien. Soupirant d'aise, elle se disait qu'elle aimerait un peu de calme pour toutes les semaines à venir. Toutefois, celle rencontre avait permis d'avancer sur ses propres recherches et c'était pas plus mal. La douleur de la faim tenaillait Farasha de plus en plus...

Depuis près de cinquante ans, il avait veillé à contrôler cette vorace bête intérieure. Il avait peur d'elle. Il aimait contrôler et étudier, il aimait l'art et voilà qu'à tout moment, sa nature bestiale pouvait prendre son esprit et lui faire réaliser des choses impensables. Lors de sa visite dans la forêt de Quartz, il avait dévoré une dizaine de Hollows et s'en voulait. Il sentait parfois leurs pensées en lui avant qu'elles disparaissent totalement, c'était comme une accumulation de savoir à grande échelle.

Pensif, il se faufilait entre les branches de la Forêt quand il sentit une présence oppressante. Il n'avait jamais senti quelque chose de tel dans cette partie de la forêt. A sa connaissance, il ne restait là bas que quelques ruines éparses, quelques Hollows y vivaient parfois mais disparaissaient aussi vite. Farasha, intrigué, se rapprocha alors de la source de ce Reiatsu et qu'elle ne fut pas sa surprise de voir un Arrancar assis nonchalamment à son entrée.

Observant l'inconnue discrètement pendant de longues secondes, il préférait s'avancer en premier afin d'éviter une conflit potentiel. Il se demandait aussi qui c'était. Dans la forêt, il était toujours important de savoir qui y résidait, question de survie après tout.

- Salutations madame... Nous ne savions pas que ce territoire était désormais sous l'égide d'une nouvelle autorité ? Nous nous nommons Farasha, humble parfumeur de la forêt.

Une petite révérence maladroite suivit sa présentation. Il avait peur. Il n'arrivait pas à contrôler ses tremblements. Cette sensation était devenue encore plus vivace après sa rencontre avec Riful. Comment allait réagir celle-ci ? Il devait rester prudent.

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Delila Scarlatti

Données Spirituelles
Grade: Membre de Las Manadas
Mar 13 Sep 2022 - 23:05 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

Lorsque Delila vit s'approcher un nouvel arrivant, son esprit se stoppa. Un moment d'hésitation s'imposa, jusqu'à suspendre ses gestes comme sa plume. Tant et si bien qu'elle stoppa d'ailleurs aussitôt de gratter sur sa feuille lorsqu'une créature s'approcha afin d'elle. Ô, elle n'avait pas la prétention de vouloir intimider qui que ce soit, mais il était assez rare qu'un Masqué vienne de lui-même lui parler.

Question de survie, supposait-elle.

Et pourtant, il y avait une forme de nostalgie dans la nature du jeune Hollow. Tant et si bien qu'elle prit ce dernier pour un rescapé un bref instant...Avant de barrer mentalement cette hypothèse de son esprit et de souffler son erreur. Interdite, la Segunda ne put s'empêcher de détailler la petite créature quelques secondes, en silence.

Finalement, elle répondit machinalement à ses interrogations, non sans se relever.

    "Delila, enchantée. J'ai cru vous confondre avec quelqu'un d'autre un bref instant..."

C'était impossible. Elle le savait puisque la Reine n'avait pas produit d'autres rejetons encore vivants que ses trois frères et soeurs et elle. Aizen avait été impitoyable quand il les avait délogé de leur seconde rûche.

    "J'ai bien peur néanmoins que cet endroit n'ait rien de nouveau. En revanche, il est très ancien et...un peu en ruine, quoique bien conservé, à y regarder de plus près. Rien qui puisse inquiéter le nouveau gardien de cette forêt, hormis si le passé lui fait peur." Un sourire malin dont elle avait le secret vint se caler sur son visage à ces propos. C'était déjà un miracle que ce lieu n'ait pas été complètement détrite par les innombrables combats qui avaient dû se dérouler non loin de ses vieilles structures... "Enfin, pour combien de temps ? "

Elle leva son nez. Les paupières closes, Delila avait dans l'espoir de se perdre dans le passé à ces mots et de graver ces images dans sa mémoire. Pourtant, la présence de la petite chenille la rappela à l'ordre.

    "...Vous n'allez pas essayer de me manger ou de m'attaquer ? Intéressant." Mentalement, elle ne put s'empêcher de mettre des mots à aux réactions de l'insecte face aux stimulis externes de son environnement. "Enchantée Farasha, mon nom est Delila. J'ai résidé ici aussi par le passé, autrefois. "

Après tout, sa place était désormais auprès de ceux qui avaient réellement besoin d'elle et de sa tête. De ses études. De sa pratique. De son épée. Tout le monde se battait dans cet enfer de sable pour une raison, après tout.

    "Vous êtes donc...parfumeuse, c'est ça ? D'où venez-vous Farasha? "

En prêtant attention à l'Arrancar qui lui fait face, Farasha pourrait déceler une forme de respect dans ses faits et gestes. Une hiérarchie presque rassurante Une absence de jugement face à lui, mais une profonde curiosité quant à ses capacités et surtout, sur ce qu'il est.


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Moïra Coypel

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Grade: membre de La Camará
Sam 17 Sep 2022 - 10:20 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

La Chenille écouta avec attention, sans interrompre la "Puissance" qui lui faisait face. Le silence était une musique qu'il aimait utiliser assez souvent, comme ces temps morts dans les grands classiques de la musique du XVIIIème siècle. Farasha s'approcha alors quand il était sûr qu'elle n'avait pas de mauvaises intentions.

Autour de lui, ses sens étaient en exergue. Il se concentrait sur les odeurs qui avaient imprégnés chaque poussière spirituelle dans le secteur. Une douce fragrance sucrée fut sa première découverte. C'était un changement après Riful. L'une de ses mains prit les restes de la grande maison que la Vasto Lorde appréciait, le parfum qui s'en dégageait était intéressant.

- Nous n'attaquons jamais. Nous ne voulons pas d'une guerre inutile. Chaque particule de ce monde est une peau vierge, nous aimons étudier tout cela... Il posa alors un silence. Le Hueco Mundo a un secret qui se cache au regard de ses habitants, nous l'avons senti. C'est pourquoi nous étudions ses parfums afin d'essayer de les reproduire. Vous, les grandes "Puissances", êtes les créateurs.

Toujours se positionner dans la soumission, la Chenille ne voulait pas fâcher Delila. Quand son nom lui revint en mémoire, il se rendit compte qu'il ne la connaissait pas du tout. Toutefois, ce parfum... Oui, ce n'était pas la première fois qu'il l'avait senti.

- Delila est le jasmin des jardins royaux, chaque perle de la création est comme ce miel qui attirent les faibles et les enfants. Ce n'est pas la première fois que nous nous rencontrons, enfin nous et votre parfum.

Il informa directement et sans ambages ce qu'il savait à son propos. Moins il y avait de secrets, moins il y avait de raison de poser des questions. Il avait gardé cette sale habitude et Borick l'avait sermonné bien souvent sur ce point. Mais, Farasha estimait que Borick se cachait trop parfois, empêchant sa lumière d'inonder les âmes qui l'entouraient. Il n'oserait jamais lui dire, ses pensées n'étaient rien. Il avait confiance mais certaines choses pouvaient être améliorées.

Alors qu'il se perdait un peu dans ses pensées, il se reconcentra sur la "jeune femme" qui lui faisait face. Cet endroit était donc son ancien nid certainement mais...

- Nous nous permettons de vous demander. Vous cherchiez quelqu'un ou quelque chose dans votre ancienne demeure ?

Si besoin, il apporterait son aide à Delila, plus vite elle retournerait dans son "monde", plus vite il serait rassuré. Il ne fallait pas qu'elle change d'avis brutalement et le dévore au détour d'un pulsion. Enormément de ses congénères s'étaient perdus en se laissant bercer par cette menace existentielle dans ce monde.

Un gargouillis se fit brutalement entendre. Il brisait cette atmosphère que la Chenille voulait mettre en place. Une douleur le frappa psychiquement. La faim reprenait sa litanie qui brisait ses insomnies, ses rêves. Il n'allait pas laisser cet "enfer" prendre le pas sur sa conscience. Son corps agissait de plus en plus bizarrement mais il était hors de question de devenir ces grands types noirs qui étaient des idiots finis.

- Désolé madame... Notre corps est un peu maladroit.
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Moïra Coypel

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Delila Scarlatti

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Grade: Membre de Las Manadas
Sam 17 Sep 2022 - 13:31 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

Le jasmin. Une fleur régulière, mais différente, plus personnelle depuis sa Segunda Etapa. Delila n'était pas si étrangère au sens et aux parfums qui peuplaient ce monde, mais le nez de Farasha devait être tout autre, à en juger son attache pour les senteurs et les personnes qu'ils croisaient sur son passage. Soit. Il était curieux de voir un nouveau né la questionner directement, bien que l'Abeja ne montra aucun signe d'hostilité, bien au contraire.

Ce fut comme si les paroles de Farasha l'enthousiasmait, en dépit d'une certaine forme de détachement. Peu flattée par le sobriquet de "Puissance" qu'il lui octroyait, un sourire amusé, presqu'attendri, plana sur ses lèvres rosées.


    "Oh, je doute être plus que la créatrice des objets que je produis, le Hueco Mundo étant très vaste...Mais ce sont des mots très doux, Farasha. Même si je ne pensais pas mon "parfum" si commun." Un rire léger s'échappa distraitement dans les airs, mais son attention retourna bien vite en direction de la jeune pousse qui lui faisait face. Un jeu sur les parfums...Avait-elle déjà rencontré pareil Hollow et spécialisation? Dubitative, elle se demandait où il avait bien pu rencontrer son odeur. "Le fragrance est une chose très personnelle. Que comptez-vous faire avec, une fois reproduite ? Depuis quand analysez-vous les senteurs du Hueco Mundo ? Ce sont des questions qui pourraient m'intéresser. Après tout, tout est une affaire de dosage, en ce bas monde."


Son regard froid avait cette fois-ci tout pour rappeler la froideur et l'intelligence de l'acier. Delila n'était pourtant pas née de la dernière pluie. Chaque donnée, chaque collecte qu'elle récoltait de son côté avait toujours un sens et répondait à un objectif bien précis. Farasha était de la même trempe, à n'en pas douter : la méfiance aurait bien été de mise, mais l'Abeja préféra se laisser bercer dans sa curiosité en se redressant et en examinant la Chenille de plus près...

    "Ce n'est rien."


Une chenille qui aurait pu se sentir porter par l'envie de la dévorer. Elle ne s'en formalisa pas. Après réflexion, cette réaction était une évidence...

    "J'y recherche des réponses depuis ma récente..."dernière évolution". Fut un temps, j'étais un Hollow comme toi. Sans ailes, en quête de saveurs et de connaissances. C'est quelque chose de très commun pour ceux qui sont appelés à évoluer plus que la moyenne. Comme...Dictées dans notre nature. De larve, à cocon, puis notre forme adulte...Je n'imaginais pourtant pas que la découverte du Roi Jaguar pourrait changer notre nature même."


De petites lumières continuaient à s'agiter dans les airs, tout autour d'eux. Sa main jouant avec ces dernières, elle sentit la nostalgie de son enfance.

    "Jadis il y avait une rûche ici. Tu en as déjà eu une, Farasha ?"


La question traversa le silence et la bâtisse, en un écho presque solennel où l'adulte tente d'enseigner ce qu'il sait. Elle apposa sa main contre la paroi de la bâtisse. Soudain, tout parut s'illuminer davantage, comme réveillée par sa présence.

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Moïra Coypel

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Sam 17 Sep 2022 - 20:52 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

Que comptez-vous faire avec, une fois reproduite ? Depuis quand analysez-vous les senteurs du Hueco Mundo ?

Questions sempiternelles des non sachants sur ses recherches, la crainte et la curiosité se mélangeaient toujours lorsque ce thème arrivait en jeu. Farasha n'y trouvait rien à redire, elles étaient légitimes. Il observa le morceau de ruche qu'il avait entre ses doigts et prit une lente inspiration.

- Non Madame, votre parfum n'est pas commun. Nous nous sommes contentés d'exprimer simplement ce que vous pouvez comprendre. Toutefois, nous devons bien admettre que votre nature se rapproche de la nôtre et que vous pouvez certainement en sentir les nuances comme nous le faisons.

La Chenille avait fini par se rendre compte de la nature insectoïde de Delila. Tête baissée en se rapprochant, elle n'avait pas saisi son inclination dans un premier temps. Un sourire s'ourlait derrière son masque, elle avait peut-être trouvé quelqu'un qui pouvait la comprendre. Après un instant de silence, elle se décida à répondre plus avant.

- Cette pierre a absorbé votre essence, le coeur de votre Reiatsu. A l'instar des animaux, les nôtres laissent leurs odeurs partout où ils passent. Plus la créature est puissante, plus l'imprégnation est forte et, aussi, plus compliquée à analyser. Nous étudions donc cela afin de réaliser un grand livre sur les êtres de ce monde, afin qu'ils ne soient jamais oubliés. On peut disparaitre... et rien laisser derrière soit à part l'oubli. C'est triste. En gardant sa fragrance, nous leurs offrons de laisser une trace dans notre histoire, dans notre "Vie" après la mort.

Posant un silence, il se tût de longues secondes. Il se gardait bien de parler de l'autre souhait. Dans un sens, un jour, les Fragrances serviraient à rassembler les Hollows, Arrancars et Vasto Lordes, sous l'autorité d'un archange divin qui veillerait sur ce monde. Son état de béatitude traversa ses pensées avant qu'il ne se reprenne rapidement.

- Votre parfum est doux comme le jasmin, aussi attirant que le miel qui a créé cette ruche. Il est aussi protecteur envers les siens, on y ressent la perte d'êtres chers, vous avez aimé profondément ici même. C'est l'essence que vous avez laissé un temps. Evidemment, la fragrance change selon le temps, dans un autre lieu, vous aurez peut-être imprégné votre nouveau chez-vous d'une autre façon. Cette imprégnation, c'est votre existence qui peut survivre, même après que l'oubli ne vous consume... Nous ne savons pas si nous sommes clair, nous nous en excusons... Tout cela est flou aussi pour nous.

Il avait parlé d'une traite sans se rendre compte de son petit petit monologue. S'arrêtant alors, il observa Delila avant de répondre.

- Non, nous n'avons pas de chez nous.

Une vérité teintée de mensonge. La question de la souveraine des abeilles avait amené cette réponse sans vraiment que la Chenille ne réfléchisse, cela était une évidence pour elle. En effet, elle n'était pas encore chez elle. La patience lui permettrait peut-être un jour de rejoindre sa maison véritable.

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Moïra Coypel

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Delila Scarlatti

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Sam 17 Sep 2022 - 23:54 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

    "Tu as donc compris assez facilement."

Qu'ils n'étaient pas si différents, pour commencer. Non pas que Delila eut voulu dissimuler ces similitudes, mais il était vrai que la forme humanoïde d'un Arrancar n'aidait jamais véritablement à se faire une idée concrète de l'animal ou du concept qui le caractérisait. Quant à son masque, ses lunettes n'avaient jamais été des plus révélatrices non plus. Le gant de la Seconde cessa soudainement tout contact avec la pierre froide de son ancienne maison, faisant se soulever un millier de petites lucioles de lumières en leur direction. Farasha, et puis elle ; entre insectes pourtant bien différents. Tant dans leur nature que dans leur langage à bien y réfléchir...

    "..."Nous"? Ce n'est pas commun. As-tu la sensation d'être à plusieurs, dans cette tête?" Son esprit scientifique la renvoyait cette fois-ci à ses lourdes années de services inavouées sous Aizen. Tout en chassant cette pensée désagréable de ses pensées, Delila écouta patiemment les explications de Farasha. "Quant aux parfum...Je sens une partie de ces fragrances, mais différemment. Disons plutôt que j'ai ouvert mes yeux sur le monde, comme le faisait Mère, la Reine de cette ruche. Je ressens tout concrètement dans ma forme libérée. Les flux, les proportions, les variétés, comment détruire au plus vite certains liens ou certaines formes de vie matérielle...Le monde est beaucoup plus logique qu'on ne le pense, mais il faut prendre le temps de comprendre et être patient pour relever ce "tout". A chaque problème, sa solution."

Agrippant un copeau de pierre dans sa main, son oeil argenté s'attarda sur les éléments et les cristaux qui le composaient.

    "Cette pierre a conservé beaucoup d'essences, mon cher Farasha. La mienne, en tant que Gardienne et celles de mes confrères Bâtisseurs. Quand l'équilibre du Hueco Mundo était encore intacte, cette hiérarchie avait plus de sens..." Leur nom, après tout, avait été "Colonie" à travers les forêts et le désert de cet Outre-Monde. Tout en croisant les bras, Delila prit la peine de s'attarder aux volontés de Farasha. Une seconde, puis deux, puis trois s'écoulèrent une à une dans un silence de réflexion. Pourtant, Delila n'y ressentit qu'une pointe d'intrigue. "...Mais tu as un très bel objectif. Tout le monde voudrait immortaliser un parfum...Par contre, je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est un lourd fardeau pour une Chenille, seule. Es-tu sûr de pouvoir porter l'équivalent d'un millénaire de connaissances en tant que simple Hollow ? "

Delila aurait plus volontiers accordée cette tâche à un Vasto Lorde. Ou un Adjucha, au mieux. Farasha faisait preuve d'une étonnante forme de maturité, là où la plupart des siens prenait simplement le temps de manger son prochain et d'assurer leur survie. Pourtant, les paroles de la Chenille l'interpellèrent. Elle-même transportait le savoir de sa Mère qui avait naguère dévoré son autre Mère. Delila était sensible à cette volonté, la Colmena étant aussi étrangement liée à cette volonté d'immortalité du savoir. C'était un fait. Pour autant...Cette nouvelle liberté dont elle jouissait dorénavant au sein des Manadas était le nouveau sens à sa vie. Un autre moyen de parfaire ses armes, s'amuser et découvrir le monde. Etre bloquée au rang de Gardienne ne l'avait jamais plus dérangée que cela auparavant, alors pourquoi sa récente Segunda Espada semblait lui accorder un nouveau privilège dont elle se serait bien passé ? Loin d'elle l'idée d'éclipser la Panthère et ses prétentions, pour autant. Delila espérait simplement que cette nouvelle forme, bien que souhaitée, n'ébranlerait pas la quiétude de ses études...

    "Enfin, je suis désolée que tu n'aies aucune ruche. Je n'ose imaginer la difficulté passée à survivre en tant que nouveau-né. Tu sais, j'ai été comme toi, auparavant. Mais j'ai appris des miens et de nos ancêtres. Si tu deviens sensible à ton environnement et si tu te concentres sur les odeurs encore présentes en ces lieux, tu peux deviner les formes et leurs histoires."

Un sourire sur ses lèvres: énigmatique.

    "Veux-tu que je te conte une histoire ? Cela représente des années de pratique, mais ça pourrait t'aider à affûter tes sens. Je te guiderai."

On ne saurait dire si Delila jouait avec la Chenille, ou si tout la poussait à tendre la main à ce qui aurait pu être un jeune confrère.

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Delila Scarlatti

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Moïra Coypel

Données Spirituelles
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Dim 18 Sep 2022 - 18:52 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

- Mère ?

Farasha resta stupéfait en entendant ce mot. Etait-il possible de donner naissance dans ce monde ? Il savait que les Arrancars pouvaient se multiplier, créer des créatures sous leurs ordres mais... La question de la maternité était une autre chose. Surprise, la Chenille n'avait pas pu s'empêcher d'exprimer sa surprise.

- Nous ne somme pas plusieurs personne, nous sommes, point.

Il n'avait jamais réfléchi à cette question. S'étant toujours exprimé de cette manière, c'était bien la première personne à relever cela. Dans un sens, c'était naturel et il ne s'était jamais rendu compte de tout cela. Il notait dans un coin de sa tête l'étude de la question mais il devait bien s'avouer qu'il n'avait pas mieux à répondre, que ce qu'il venait de dire à l'instant.

Delila avait connu un âge antérieur à Aizen. Une simple remarque permettait de le mentionner, seul Aizen avait brisé l'équilibre et l'évolution naturelle du Monde du Vide. Il arrivait parfois que la Chenille sente des odeurs différentes entre ce qui avait été avant et après ce que les gens d'ici appelaient l'Hôgyoku. Les parfums avaient alors une légère nuance mais c'était très dur à analyser, il en était resté simplement à l'état de constat.

- Détruire les liens. Mauvaise idée. Toute chose à sa place et concourt à la grandeur de notre Monde. Mais nous sommes aussi des "carnassiers" qui mangent même notre prochain. Cela reste une destruction naturelle quand même. Pouvoir étonnant que le vôtre, Madame ! Permettez nous de vous reprendre sur un point. Les flux, les proportions et les variétés ne suffisent pas à comprendre l'essence de l'imprégnation, si on n'étudie pas la pensée et l'émotion qui s'y rattachent. Lier réel et irréel est une chose délicate dans l'élaboration d'un parfum.

Simple Hollow. Alors qu'il regardait les petites lucioles avec ravissement, il réfléchissait aux propos de son interlocutrice. Oui, il n'était qu'un Hollow, sans rang et sans gloire. Farasha ne les cherchait pas de toute façon. Tout cela était loin de ses ambitions mais... il devait bien reconnaître que son stade d'évolution avait atteint ses limites. Sa faim le tenaillait comme jamais, il souffrait et il prenait énormément sur lui pour ne pas dévorer ses vieux compagnons d'arme.

- Il est vrai que nous ne sommes qu'au bout de la chaine alimentaire. Nous pouvons progresser rationnellement mais notre état est un frein à notre propre survie, nous nous rendons compte de cette affliction de plus en plus.

Il ne comprenait pas pourquoi la faim le ravageait. En fait, il n'avait pas conscience qu'il approchait de son évolution. Ironiquement, il refusait d'écouter son corps. Devenir un géant noir stupide avec un masque blanc ne lui faisait pas du tout plaisir, c'était pourquoi il avait toujours contrôlé sa faim. La peur de disparaître face à un esprit plus fort que le sien certainement... Il gardait pour lui ses pensées, Delila ne devait rien savoir de tout cela, il était trop tôt, beaucoup trop tôt, trop de travail.

Tiraillé dans ses réflexions, il se reprit lentement. La question sur son Mémoire des Fragrances du Hueco Mundo permettrait d'apaiser sa faim.

- C'est un travail de longue haleine il est vrai. Mais nous avons le temps pour nous, nous sommes immortels n'est ce pas ? Enfin temps que l'on est pas dévoré...

La vérité était crue mais elle était celle là. Inutile de rejeter la loi la plus sacrée de ce monde, manger ou être manger, telle était la question primordiale. La suite des propos de Delila attira son attention. Découvrir une nouvelle méthodologie, oh mais que oui ! D'un signe de la tête franchement positif, il répondit à la demande de la jeune femme.

- Oui Madame, ce serait un honneur d'étudier cette méthodologie.







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Moïra Coypel

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Delila Scarlatti

Données Spirituelles
Grade: Membre de Las Manadas
Lun 19 Sep 2022 - 0:46 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

Loin d'être coupée à la réflexion et au débat, Delila se permit de s'accorder un temps de réflexion avant toute réponse. Avait-elle paru trop rationelle aux yeux de la jeune Chenille ? Il était vrai qu'elle n'avait pas été des plus claires, et qu'elle le sentait plus fantasque. Dans un léger geste de négation, elle précisa le fond de ses pensées pour ne pas égarer la jeune créature vers un faux jugement.

    "Je devine bien, oui. D'où l'idée que je ne sois certainement pas aussi sensible que toi aux essences...Mais je ne serais pas aussi tranchée sur ta distinction. Je crois que le génie réside dans un entre-deux : la technique, et le ressenti. Les deux intelligences sont toutes aussi importantes à conjuguer ensemble, bien que l'on ait souvent une inclinaison plus naturelle. Que tu sois cartésien ou créatif de nature..."

Amusée par les négations de la petite pousse, Delila ne savait pas trop comment lui faire comprendre qu'il n'y avait pas d'objections à émettre : il connaissait bien le proverbe, "manger ou être mangé". Il fallait choisir et naturellement, savoir trancher au temps requis. Abattre ou non son adversaire en pourfendant ses points forts était une nécessité pour n'importe qui dans ce désert.

    "Mon petit Farasha.. C'est pourtant tout l'intérêt d'être ce que nous sommes. Des Hollows. D'une nature particulière, qui plus est." fit-elle, en relevant une main, puis en la pointant vers la gorge de Farasha un bref instant, à distance afin de ne pas effrayer la jeune pousse. "Viser les points de rupture rime avec efficacité. Et toi, tu en auras grandement besoin pour évoluer en Menos. Un insecte doit piquer au bon endroit. Songes-y lorsque tu attraperas ta prochaine proie, tu iras plus vite et tu t'embêteras moins avec des pensées...externes."


Farasha avait tant à apprendre ! Et l'idée de partager quelques uns de ses savoirs et de ses conseils de survie dans un monde aussi brutal lui traversa l'esprit. Delila avait toujours eu un faible pour les Hollows et les petites choses pleines de mystères. Et l'esprit de la Chenille, bien que plus poétique qu'elle par nature, attisait une forme d'instinct maternel en elle. Un instant de silence cristallisa ses pensées et sa future approche. Après tout, être intelligent, c'était aussi savoir s'adapter à son audimat...Alors, brièvement, l'Abeille reprit la parole, sa voix résonnant dans les airs comme un écho où chacune de ses paroles, chacune de ses syllabes portait le poids de leur signification. Son reiatsu résonna avec son ancienne Ruche, sans jamais étouffer Farasha pour au contraire, l'apaiser d'une certaine manière. Là encore, tout était une question de mesure, mais Delila pouvait se le permettre.

    "Ferme les yeux si ton corps le permet, et ressens ce que tu peux en affutant le reste. Les odeurs, le Reiatsu environnant, le cœur des matériaux sur lequel tes pattes foulent...Je crois que tu peux tout modéliser si je place mon épée ainsi."


Le bruit sourd d'une épée sembla trancher dans la roche et la transpercer de toute part. Non pas brutalement, mais avec une lenteur presque tendre, faisant frissonner les lucioles dans les airs, lesquelles révélèrent dans leurs esprits avides plusieurs visions, dont l'image d'une élégante Vasto Lorde aux ailes de mouche et aux antennes semblables à une couronne.

    "Dans cette rûche, Mère ou plutôt, Reine Maelissa, régnait sans égal. Elle avait jadis dévoré sa Mère pour prendre la couronne, qui avait elle-même dévoré sa Mère après des siècles de règne. Chaque nouvelle génération était la preuve de plus de force, d'intelligence et de perfection car vois-tu, elle avait une capacité de reproduction et d'amélioration de sa progéniture, dont elle prenait le plus grand soin. La plupart était simplement des jeunes Hollows recueillis sur le tas, mais d'autres étaient conçues à partir de sa propre âme ainsi que de celle d'un autre Menos. A bien y réfléchir, ça faisait d'elle une Vasto Lorde tout à fait unique en son genre. Ah ! Mère était un cran au-dessus de nous..."


L'image défila au profit de ses soldats, tous attribués d'un rôle bien précis. Ce fut à ce même moment que l'odeur se fit plus présente et que le soupir du miel s'emparèrent de leurs sens. Leurs années de labeur et la disposition de chacune de leur architecture et de leurs cellules ont cela de mathématiques et de compliqués qu'elles apparaissent comme un langage tout à fait sensé dans leur cerveau respectif. Le bourdonnement de la ruche était un cadeau et un art pour qui savait l'entendre et l'apprécier...

    "On dit souvent des Hollows qu'ils sont tous désorganisés, très individuels, mais la Colmena représentait quelque chose de différent ici. Dans cette violence, les plus petits étaient protégés, jusqu'à prendre suffisamment de maturité et risquer leur vie pour le bien de la Ruche et devenir les fières lames de la Reine. Tranchantes, létales. Toujours plus intelligentes, instinctives et affamés. Nous aimions dévorer ce que nous trouvions, c'était un fait, mais nous apprécions aussi cumuler des siècles et des siècles de savoir. Nous étions un Royaume grouillant de vie et d'observations."


Les formes lumineuses, fortes et guerrières de la ruche furent chasser au profit d'une arrivée plus hostile, inquiétante.

    "Hélas, la Reine n'apprécia pas la venue d'un Shinigami." L'apparition de la Mort fit face à une Reine peu enchantée, si ce n'était dévorée par la fureur de la compétition. Le fantôme d'un frisson coula le long de son échine..."C'est lui qui est venu perturber notre équilibre. Si la Ruche riposta et fut suffisamment nombreuse pour talonner certains de ses nouveaux soldats, sa venue en personne couta à jamais la vie de Mère, Reine Maelissa. Avec elle, disparu un royaume redouté depuis...ô, trop longtemps pour le calculer."


Les lucioles s'effacèrent soudainement. Le spectacle prit fin laissant le soin à l'ancienne Gardienne de ranger l'épée l'épée dans son fourreau, non sans que Delila ne se retourne vers son homologue afin de lui confier ce qui lui restait sur le cœur.

    "Entre nous, certains voient les Hollows et les Menos comme du menu fretin mais je ne suis pas de cet avis. J'aime les laisser grandir. Observer en quoi ils sont uniques." Tout en croisant les bras, ses yeux argentés retombèrent sur Farasha dans un jugement que l'on put très clairement attribuer à un Gardien de la Reine et non pas la simple scientifique de Las Noches, maintenant qu'il en avait été témoin. "D'ici quelques années, je me demande si nous nous battrons ensemble ou si nous croiserons le fer, Farasha. Je vois en tout cas beaucoup de beauté dans ce que tu pourrais devenir."


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Moïra Coypel

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Grade: membre de La Camará
Mar 20 Sep 2022 - 19:07 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

Le regard ailleurs, il était sous l'écume de cette histoire. La Chenille se laissait dériver dans les subtiles odeurs qui se révélaient peu à peu autour de lui. Ces petites lucioles semblaient dessinées un horizon qui portait son âme, elle n'avait plus faim. Pour la première fois depuis des mois, la faim l'avait quitté. Il avait l'impression de danser dans les cieux et de toucher l'invisible qui se cachait aux sens de ce monde.

Le moment divin s'interrompit tout aussi brusquement, l'histoire s'était terminée.

Une violente frustration enivra les sens de Farasha. Il aurait voulu que cela ne s'arrête jamais et il ne comprenait pas pourquoi ca s'arrêtait, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? La question était posée sans réponse. Où était passée cette félicité ? La colère fut suivie de la faim, à nouveau. L'apaisement était terminé. Soufflant difficilement, il devait survivre à ce beau malheur.

Après de longues secondes, la créature se reprenait et ses souvenirs lui revinrent. La clarté de sa raison revint pour son bien être. En cet instant, il haïssait autant qu'il détestait Delila. La rancœur était là mais la beauté de ce moment le compensait, pour l'instant.

- Voici une histoire qui emporte l'âme. Votre imprégnation est magnifique et rares sont les créatures de votre rang à savoir la sublimer de la sorte. Nous vous envions. Votre Reine... Disparue... Existe-t-il un espoir qu'elle vous revint un jour ? Nous pensons que l'imprégnation peut permettre de renaître dans ce monde, c'est un pouvoir que les nôtres ont certainement oublié.

Rêve fugace ? Peut-être. Farasha avait deux grands Rêves dans son existence. Le premier ne posait pas de problème dans son expression, c'était même une fierté qu'il pouvait revendiquer. En tout cas, l'enivrante histoire de la reine des abeilles lui avait confirmé que cela était possible, dans un certain sens. Il était toujours resté à la théorie, sans vraiment comprendre si cela venait de lui ou d'un autre.

- Croyez vous que ceux qui ont marqué notre Histoire puissent revenir ?

La vie et la mort était un continuel cycle. Mais, dans le monde du vide, la naissance était une chose artificielle. Ce n'était qu'un sortilège qui rassurait les âmes de ce monde, elles avaient besoin de se consoler afin de se sentir rassuré. Farasha était-il un doux rêveur ? Oui, totalement. C'était son malheur.

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Delila Scarlatti

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Sam 24 Sep 2022 - 2:12 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

Tout autour d'eux, la vision se dissipa. La réalité venait de les frapper de plein fouet et résonnait certainement comme une injustice. Oui, peut-être était-ce une chute lourde et fatidique pour celui qui voyait des milliers de marche lui être opposé jusqu'à atteindre son ascension. L'Abeille, elle, y voyait là une simple épreuve pour laquelle Farasha devrait utiliser à bon escient toutes les clefs qui lui avaient été confiées : "si la Chenille le veut, alors elle peut". C'était ce genre d'endroit et de conversations qui détendaient Delila. Tout comme Yubel, les Hollows de la Escoria avaient cela d'intéressant et d'attendrissant qu'ils ne se noyaient pas dans des prétentions qui ne leur appartenaient pas. A première vue, tout du moins. La banalité de leur vie regorgeait dans le fond de bien plus de violences, de subtilités mais aussi de nouveautés que les terribles sommets que Delila côtoyait avec ennui. Oui, on apprenait et réfléchissait mieux, auprès des faibles ; ils rêvaient et s'imaginaient beaucoup de choses de là où ils étaient. A commencer par songer à ressusciter les morts et les anciens forts, par exemple. La question la renvoya dans des réflexions et dans un autre type de contemplation...

"Réveiller les morts de cette manière...Possible mais difficilement concevable. Pour beaucoup la pratique serait contre nature. Et il est vrai qu'on ne perturbe pas l'équilibre et la loi du Hueco Mundo sans en payer le prix. Personnellement, je ne souhaite pas que mon ancienne Reine revienne."

Delila s'était affranchie de sa défaite depuis déjà des années. Rétablir son règne serait faire deux pas en arrière, maintenant qu'elle avait rejoint son clan et rassembler ses convictions.

"C'est à ceux qui restent derrière de faire la différence et de poursuivre leur vie. Voilà pourquoi j'aiguise chaque jour ma lame et mes connaissances. J'irais où je veux. Je m'élèverai quand je veux. Et surtout, je choisirai qui je veux à mes côtés. Je ne veux rien regretter. Ca suffira largement pour réveiller le fantôme de Mère là où je passe, si je le souhaite. "

Un léger sourire amusé dévora le reste de ses joues tandis que dans ses yeux pétillaient un message des plus explicites : sans renier son passé, il ne tenait qu'à Farasha de profiter de ce monde, d'agir selon ses désirs et pourquoi pas, de briller parmi les siens à sa manière. Certes, ils étaient des créatures par essence maléfiques et le naturel avait de cela complexe qu'elle revenait toujours au galop. Néanmoins, cela ne signifiait pas nécessairement "faire le mal" à tout instant. N'en déplaise à la grande majorité des Arrancars...

"Mes collègues ne sont pas d'accord, mais j'ai des rêves, moi aussi. C'est le propre de l'insecte de tenter de visualiser à quoi il ressemblera, dans le futur."

Sa main caressa sa Lame, comme l'Epéiste aurait pu souligner toutes ses inspirations martiales et ses espoirs de conquête, quel que soit leur origine.

"Et toi, à quoi songes-tu, Farasha ? C'est toujours un bon objectif de faire travailler son imagination. Je me rappelle m'être...un peu imaginée comme ma Reine, par le passé. Du temps où j'étais encore à un premier stade de mon évolution, tout du moins. J'étais bien loin du compte, évidemment."

Un léger rire, bref mais équilibré, s'imposa dans le silence des arbres et de ces fantômes de bâtisses. Au final, elle était Delila, et sans être Dieu, c'était déjà pas mal.


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Moïra Coypel

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Sam 24 Sep 2022 - 10:46 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

Le Rêve. Une cité aux dômes d'or...

Sans le vouloir, la Reine des abeilles venait de toucher quelque chose d'important pour la Yarqa. Son ambition était belle, enfin elle le croyait, mais elle ne pouvait vivre que si la "Raison et l'Ambition" étaient à ses côtés. C'était là la place de Borick dans le "grand tout" et aussi la volonté de le suivre contre les vents de sable de ce monde.

Enfin, tout cela était lointain dans l'horizon, il fallait déjà poser pierre après pierre son propre chemin. C'était une chose qu'il pouvait suivre avec la Reine.

Farasha avait écouter avec attention les propos de Delila sur l'individualité. Le futur plutôt que le passé. Le fait qu'elle veuille s'élever seule était compréhensible mais il n'avait pas cette volonté, il voulait que ce monde évolue collectivement. L'impossibilité de la chose traversait souvent son esprit, ce dernier ballotant entre réel et irréel. Se perdant un peu dans les confins de ses pensées, il se reprit un peu après une longue respiration.

- Un jour, ce monde aura sa cité où les nôtres pourront se reposer et vivre libérer de notre faim. La blessure qui fend notre coeur est un enfer qui nous flatte comme des jouets, jusqu'à nous briser... Nous pensons qu'il faut voir l'horizon avec un ciel doré. Posant un silence. Nous nous égarons dans cette chimère mais elle permet de nous sentir "vivant". Les imprégnations sont nécessaires, les Fondations, elles le seront, enfin nous l'espérons...

Hésitante, ayant du mal à articuler ses mots comme elle le faisait souvent. Delila avait caresser la symphonie par ses mots et la Yarqa avait du mal à expliquer sa vision, l'expression de son propre Rêve. C'était comme une vision du passé qui dansait depuis toujours dans son esprit. Il se demandait si ce n'était pas les restes de son existence humaine, comme sa musique mais il n'en avait aucune preuve. De toute évidence, aborder cette thématique l'avait perdue, tout n'était pas clair. Farasha n'aimait pas ça.

- Nous sommes désolé, tout cela n'est pas clair. Même pour nous. Et pour vous ? Votre Rêve est de prendre le rôle de votre ancienne Mère ? Nous avions cru comprendre que vous ne vouliez plus connaître cette scène, c'était peut-être qu'un entracte après tout. Rêver un moyen de combler nos attentes, de nous sortir de notre propre condition. Rêve et ambition sont les mêmes facettes d'un grain de sable.

Farasha se rendait compte que l'Abeille n'était pas plus claire elle même. La chimère se montrait narquoise avec les gens comme lui et elle. Ils étaient les victimes de leur propre nature après tout.


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Moïra Coypel

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Delila Scarlatti

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Grade: Membre de Las Manadas
Lun 26 Sep 2022 - 1:27 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

"La Faim est cruelle, mais c'est pour l'heure un mal nécessaire. Mais peut-être oui, peut-être que l'on pourra s'en défaire sur le long terme."

Delila se prononça ainsi pour faire plaisir à la chenille. Pourtant, elle n'y songea pas un traître mot. Même avec tous les efforts réunis, la Faim ne disparaitrait pas totalement. Tant qu'il sera Menos, elle resterait à jamais lui tordre l'estomac. Elle rendra son esprit flou afin de permettre de combler le vide de son âme et pourquoi pas, d'atteindre une certaine forme de plénitude. Ni elle, ni une quelconque autre entité ne pouvait expier le cauchemar de leur nature, et vouloir l'oublier et la renier reviendrait à condamner ces nouvelles âmes en perdition, emportées au Hueco Mundo pour se voir survivre dans l'Arbolada... Pourtant, l'imprégnation et la fascination de Farasha pour les odeurs l'interpellaient sur l'application ou l'étendue réelle de ses capacités...

Que pouvait-il réellement faire pour réveiller songer à réveiller les morts et feinter la vie ?

La question lui chatouilla les lèvres mais la confusion de Farasha face à ses propos balayèrent bien vite toute idée à poursuivre la conversation en ce sens. Un léger rire chassa le silence et s'imposa dans la forêt.

"Non, du tout. Mais plus petite, je voulais devenir forte. Je confondais cela avec le rôle de ma Reine et le bourdonnement de mes autres camarades. Au final, avec le temps et avec plus de maturité, j'ai compris que ce que je désirai ne coïncidait pas toujours avec ce que je voulais réaliser. Que certaines choses pouvaient être perçues...sous différentes perspectives. Ainsi nos rêves changent. Mais il n'est pas aisé de définir la force. Je crois que c'est bien souvent ce qui nous divise tous."

Sa main alla se reposer tendrement sur le fourreau de sa lame, Maestra. Quant à l'interrogation de la jeune chenille, elle était légitime et toute question méritait une réponse : Delila se retourna et posa un doigt sur ses lèvres, non dénuée d'une mesure dans son mouvement plein de malice et d'énigme.

"Quant à mon rêve, c'est un secret."

Un rêve s'annonçant comme un voeu fait sous une pluie d'étoiles : de ceux qu'on désirait si ardemment qu'il en devenait timide et à peine perceptible. Et puis, qui pouvait bien savoir si Farasha survivrait à toutes les épreuves de l'Arbolada et de la Chasse ? Delila prit quelques pas vers la sortie de son ancienne Ruche. Bien vite, elle perçut un autre reiatsu, dissimulée non loin d'eux. Ni une ni deux, elle décocha sa Maestra et pourfendit en un geste sec, précis et net les branches de plusieurs arbres attachées aux bâtisses. La créature serpentine chuta dans un murmure de surprise, et pensa bien un instant sa fin proche face à l'Arrancar et le Hollow en forme de chenille qui lui faisaient face. Pourtant, Delila n'en fit rien, dévoilant là une forme de respect pour le mérite et les règles naturelles du Hueco Mundo, sans pour autant s'abaisser ouvertement au moindre mépris...

Quoiqu'une curiosité scientifique et peut-être un peu cruel pourrait lui être reprochée.

"Mais juste un peu."

C'était ainsi, il n'y avait pas d'explications à donner.
Voilà tout.
Voilà la loi du plus fort.

Malgré sa confusion, le Hollow qu'elle eut légèrement blessée resta pleinement conscient : son regard ne se détacha pas de la silhouette humanoïde mais intimidante de l'Abeja.

"Tu attendais mon départ pour attaquer ? C'est très intelligent, mais tu aurais aussi pu t'annoncer, je ne fais pas de distinctions. Enchantée néanmoins, petit serpent ! "

Immobile et paralysée, le créature qui portait un masque rappelant la forme et les motifs d'un cobra s'éloigna légèrement, encore troublé par la proposition de l'Arrancar et de ses sonorités presque...amicales en dépit de la situation. Par dessus son épaule, Delila interpella Farasha en énonçant ses explications. Ou plutôt, les conditions.

"J'ai détruit sa couverture en guise de cadeau. Je pourrais le tuer, mais ce ne serait pas très intéressant de mettre mon grain de sel hors de mon territoire et sur une créature un peu plus faible...Alors je te laisse prouver ta valeur, petite chenille ! Montre moi ce dont tu es capable, je serais très curieuse de voir les compétences des nouveaux Hollows..."

Quelle était donc l'expression humaine, déjà ? Ah, oui. "Chassez le naturel, il revient au galop." Et son esprit scientifique jouait assurément avec la jeune chenille cette fois-ci: c'était là parfois sa manière de montrer un peu de considération pour son entourage. Ce défi mettrait peut-être la chenille dans une situation problématique, embarrassante. Toutefois, elle ne doutait pas véritablement que Farasha s'en sortirait à peu près : s'il fuyait, elle ne l'aiderait pas. S'il était trop faible, elle ne bougerait pas plus de son nouveau siège que de ce nez déjà enfouis de nouveau dans son carnet. Mais s'il faisait preuve d'un peu d'efforts, alors peut-être consentirait-elle à venir l'aider et à stopper ce combat avant de s'en aller. Et s'il arrivait à vaincre la créature ? Ce serait parfait. Il prouverait ainsi que même les faibles ont leur importance sur leur environnement.

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Moïra Coypel

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Grade: membre de La Camará
Jeu 29 Sep 2022 - 9:33 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

La Yarqa* écoutait avec attention la Reine. Une peur latente montait en lui au fur et à mesure qu'il l'entendait. En soit, il n'avait pas de souci à ne pas entendre son rêve, il était normal que chacun préserve son jardin secret. Farasha opina à différentes reprises en l'écoutant.

Soudain, elle attaqua dans le vide et il eut la sensation que le néant l'appelait. Cela ne dura qu'une seconde mais il comprit l'adage humain selon lequel on voyait sa vie se dérouler devant soit, à l'approche de la mort. Un Hollow serpentiforme tomba des branches et s'écrasa sur le sol. Depuis combien de temps était il ici ? Farasha se rendit compte qu'il n'était pas assez attentif à son environnement. Comme des lettres invisibles se gravant dans sa chair, il se jurait de ne plus se faire avoir.

Ses yeux, invisibles derrière son masque, voyaient donc ce que son maître devait subir en permanence. Ces petites attaques continues de chasseurs hollows. Farasha grogna, c'était tellement évident qu'elle était LA menace. Il avait joué avec le feu et s'était pris les pieds dans le miel. L'appétit... C'était certainement la cause de cette bêtise.

Le jeu devint alors cruel. Un trait de la personnalité de Delila faisait surface. Jeu ou sadisme vu la situation, la nuance était subtile. La Yarqa se demandait bien comment réagir mais il avait compris une chose au cours des années, être tuer ou tuer, c'était une question de survie.

S'approchant du Hollow, il sortit en même temps une petite boulette d'une petite sacoche et la mit dans son narguilé. Il inspira après la fumée de tabac pour la mélanger à son propre Reiatsu, une alchimie complexe se mettant en mouvement. Dans un souffle, il balaya l'espace autour du Hollow Serpent. Ce dernier commença à se tordre de douleurs et ses mouvements ralentissaient de plus en plus. Son masque se brisa alors au niveau de la bouche, comme des arabesques déchirant l'espace. Ce fut alors le moment ou des centaines de fils de soie enveloppèrent la proie afin de l'enfermer dans un cocon aussi solide que l'acier.

Le processus de décomposition avait commencé et il laissait faire. Il se tourna alors vers Delila avec mécontentement mais se ravisa aussi vite. Le danger était toujours là dans l'air, comme un couperet pouvant tomber à tout moment.

- C'est un jeu dangereux que d'attaquer des Hollows ici, madame. Nous pensons que cela pourrait attirer les gardiens, vous ne les connaissez pas... La "Puissance" peut nous détruire en un instant, sans aucun doute, mais, il en serait de même pour vous.

Qu'un membre de la forêt tuasse un autre de ses membres ne posait pas de problème, mais, qu'une inconnue le fasse... Farasha avait entendu parler d'Elle et avait toujours veillé à ne jamais l'intéresser. Observant autour de lui, comme si une inquiétude plus grande que Delila pouvait sortir, il se rassura lentement avant de reprendre.

- Merci pour ce repas. Nous avions faim en effet. Votre jeu est... étrange ? Pourquoi ne pas l'avoir détruit ?

La cruauté gratuite ne faisait pas partie des moeurs de Farasha, il ne comprenait pas du tout cette manière de faire.


Yarqa : Chenille en arabe
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Moïra Coypel

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Delila Scarlatti

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Grade: Membre de Las Manadas
Sam 1 Oct 2022 - 18:11 - Du temps où notre nom était Colonie (PV Farasha)

Le crayon griffonne. Crisse contre le papier. S'arrête un bref instant, tandis que deux yeux argentés, froids comme l'acier mais pétillant de caractère, se détachent enfin du carnet sur lesquel elle avait inscrit quelques brèves informations.

Un silence de jugement s'imposa.

Ce n'était pas ce qu'elle voulait voir. Non pas que Farasha ait mal agi, mais sa manière de se battre fut différente de ce à quoi elle s'attendait. Dubitative, son crayon appose quelques annotations ça et là. Si sa fumée la surprend pour son originalité, elle ne lui tire finalement qu'une légère moue d'intrigue. Tant pis. Dans un geste sec, Delila termine sa lecture en un claquement de pages et de couverture sonore. Le processus de décomposition est assez intrigant : elle ne le lui aurait pas prêté ce genre de ripostes.

C'est à ce moment-ci que Farasha pense bon de lui rappeler les "Puissances" et la potentielle portée de ses actes. Son rappel lui arrache un léger sourire amadoué. Ou plutôt, attendri. A ses yeux, la Chenille a tout l'air d'un môme, de ceux qui hurlent le nom de ses parents face au danger et qui ne manquant pas d'en menacer leur présence. Au plus profond d'elle-même, la Segunda ne sait pas si elle doit se sentir insultée, amusée ou acclamée. Alors, elle opte pour la facilité : la réponse au sens premier.

"Honnêtement, ma simple présence ici-même me met déjà en danger, alors je tente de dissimuler au mieux mon reiatsu pour ne pas les rencontrer. Mais tu utilises là de biens grands mots, Farasha. Tu penses vraiment que j'ai attaqué ce pauvre Hollow ? Regarde un peu mieux autour de toi.

Sans pour autant respecter les habitudes quotidiennes et macabres des Hollows, elle jette un oeil aux restes du Hollow, emmitoufflée dans son cocon...

"Je l'ai simplement surpris en le faisant chuter de son perchoir, sans effusion de sang. C'est toi qui l'a attaqué et dévoré en retour. Mais bon, c'est le cycle naturel du Hueco Mundo, je n'y porte aucun jugement, ça n'a rien de cruel ou de joyeux, c'est simplement dans ta nature. A moins que tu ne fasses pas partie de la forêt...Oui, nous pourrions avoir à faire à une..."Puissance", comme tu dis. Et ce serait fâcheux."

Un soupir franchit ses lèvres aux mêmes instants. Elle sent elle aussi la présence l'observer mais ne conçoit pas l'idée de faire plus de courbettes qu'elle ne le fait actuellement. Tout est mesuré, après tout : la Segunda sait qu'elle n'a pas franchi la limite, mais s'il faut mourir un jour, alors peut-être mourra-t-elle très bientôt. Peut-être. La loi du plus fort est chose imprévisible en ce monde couvert d'injustice...

Roulant des yeux, les questions et l'ignorance de la Chenille la froissent. Faut-il vraiment tout justifier, même ici, au Hueco Mundo et au sein du Hâvre des Hollows ? Bientôt, Delila éclaircie sa gorge et sa voix.

"Pour te répondre, je crois que tu as été quelque peu distrait par ma présence, vois mon léger retrait comme une intention de rétablir une forme d'équilibre... Et assouvir une autre forme de curiosité. Au Hueco Mundo, on paie le prix fort pour chaque idée. Pourtant tout est bon à prendre...Surtout face à la nouveauté."

Ces mots ne peuvent qu'être soufflés. Et Delila seule sait ce dont son cerveau est capable de songer pour améliorer ce qu'elle estime être perfectible, dans ce labo délabré mais plein de charme qu'elle revendique comme sa maison...Toujours, ses pupilles argentés ne se sont pas détachés de la forme insectoïde de Farasha.

" Je n'accorde pas beaucoup d'intérêt pour les paroles en l'air. Mais je t'avoue avoir une mémoire particulièrement aiguisée alors, mon doux petit Farasha..." Elle se rapproche vers lui. Finalement, sa main se pose lentement sur la créature, tel un geste amical porteur néanmoins d'ambiguités... "De rien. J'espère que ce repas t'aidera. Ce fut un plaisir, ton projet est passionnant, je ferai particulièrement attention à toi maintenant ! Mon âme vit par parfois par procuration..."

Il y eut quelque chose d'intimidant dans sa façon d'être. Sa façon de se tenir, également. Delila est voilée de l'aura de la chercheuse intéressée par la plus petite découverte possible, à l'image des conquêtes qu'un dirigeant pourrait s'imaginer. Toutefois, elle vibre pour l'adrénaline de l'instant, et non pour la finalité. La Segunda accorde un léger au revoir du signe de la tête, en silence, et tourne des talons pour s'en aller. Ô, elle ne laissera probablement pas Farasha éternellement tranquille maintenant qu'il l'a amusé : l'Acuerdo est petit et son instinct lui dit que la créature recèle en elle bien d'autres secrets.

Et ces secrets, Delila les décortique patiemment. Après tout, n'est-elle pas la Maestra de Armas de las Noches?


Spoiler:



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